Incongru

Les temps changent... La dernière personne célèbre pour ses lettres publiées fut Madame de Sévigné. Aujourd'hui, c'est Jean-Pierre Treiber !

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 01:17

Un impératif diner au plus que parfait

Un impératif diner au plus que parfait
Je t'avoue humblement, j'ai regardé l'émission consacrée aux diners sur la 6. L'idée qu'une compétition se fasse sur les capacités des uns et des autres à se sublimer en cuisine m'amusait d'entrée. Et d'entrée, je suis passé au plat de résistance puis au dessert (c'est à dire la finale d'hier soir).

Faut dire aussi que mes papilles de gros sac amoureux de la bouffe et l'intérêt qui en découle ont été décuplés il y a quelques temps par la vision d'un ami qui d'un rien te fait un tout sur une table au point de se croire dans un restaurant gastronomique, c'est dire ! Alors que va frimer avec un frigo dont il n'y a guère plus que les grilles pour faire à becter, bin lui, mon ami Serge, il sait le faire !

Autre chose m'a de suite amusé dans cette émission, le partenaire. Oui, car en télévision désormais, chaque instant est sponsorisé par un partenaire publicitaire. J'en veux pour exemple Philippe Risotto (ou Rissolé, je ne sais plus) lorsqu'il chante "elles sont cuitas mes bananas" sur la Une, ce sera forcement sous la houlette de Durex ! Alors là, voir une franchise de pizzerias sponsoriser "Un diner presque parfait", une émission de cuisine basée sur la qualité et le raffinement des mets, c'est un peu comme si moi je me mettais à chanter pour vanter les mérites du prochain tube de Michael Jackson avant qu'il ne se décide à mourir un jour. Hein ? Il est mort ? Voilà !!!! Je l'avais dit, faut pas que je chante ! C'est absurde !

Donc, c'est un industriel de la pizza qui s'occupe de parrainer une émission culinaire raffinée. "C'est m'anchois" aurait sans doute dit Evelyne Tomate....

Heureusement toutefois pour cette émission télévisée, ce sont quelques grands chefs toqués (encore plus que moi) qui s'occupent de servir de jury à défaut de servir mon repas !

Quatre candidats représentant des régions découpées à la hache par la Six s'opposaient au terme d'épreuves sympathiques comme cuisiner sur un marché un jour de grand vent, cuisiner dans un champ un jour de grand vent, voire prendre un grand vent si tu ne savais pas cuisiner.... Particularité d'un des quatre : C'est qu'il était un petit bras ! Non qu'il fut fumiste chez Cuisinella, mais handicapé d'un bras !

Rares étant les images télévisuelles habituellement aseptisées de toute laideur ou de toute infirmité, rendons à la six cet honneur d'avoir mis en avant une personne handicapée qui n'en avait que le nom puisqu'elle a remporté... haut la main... les épreuves ! Ce fut une victoire d'autant plus méritée qu'elle a eu lieu sur une jeune femme soit-disant chef d'entreprise, sans toutefois préciser que l'entreprise en question était .... Traiteur. Une supercherie qui ne mettait pas les candidats tous au même niveau de départ. Grégoire n'en a eu cure et s'est imposé d'une courte tête (le bras étant occupé à saluer une foule en délire).

Bravo donc au jeune Grégoire, à sa créativité, à sa dextérité et à cette émission qui montre que beaucoup de restaurateurs devraient finalement réapprendre à faire la cuisine aux vues de ce qui a été proposé tout du long de cette émission !



# Posté le mardi 06 octobre 2009 08:16

"Coujault, courjault" ferme ta gueule répondit l'écho..

"Coujault, courjault"  ferme ta gueule répondit l'écho..
On se gèle les couilles.... Il commence à faire froid par chez nous. Comme on dit dans notre région "Céti pa un temps à met'un Treiber dehors !" pourtant le sujet de ma tirade ici-même n'est pas de parler de la pluie et du botin de la prison d'Auxerre...

Non, je reviens te parler de la difficulté d'avoir des enfants autrement qu'au rayon "Royale conne" de chez COURJAULT Surgelés. Parce que nous poursuivons toujours, ma femme et moi, notre quête dûe aux différentes tentatives hospitalières. À la vérité, que Dieu me tripote si je mens, la nature est mal faite ! Tandis que des bourreaux d'enfants font chaque jour la une de l'actu en surgelant leurs mômes parce qu'ils sont givrés, nous, nous sommes toujours dans l'expectative au lieu d'être dans la maternité...

Donc demain matin, on remet cela. Depuis dix ans, nous nous soumettons chimiquement, mécaniquement, à chaque épreuve imposée par les services de traitement de la stérilité primaire. Car il faut dire que rien n'est naturel dans cette démarche. Au-delà du fait de fabriquer un embryon éprouvette en laboratoire, les étapes en amont restent éprouvantes.

Demain, par exemple, nous sommes convoqués à 7h00 du mat'. Comme l'hosto est à deux heures de chez nous, ça fait partir à 5h00 du mat'.... et se lever à 4h00. Autrement dit, c'est la gueule dans le cul qu'on va se présenter, alors que c'est plutôt le miko dans la tarte aux poils que la gueule dans le cul qu'on fait des enfants....

À moitié endormi, je devrai, dans une pièce inhospitalière (...), me secouer le miko jusqu'à ce que la crème tombe du cornet, puis tout mettre dans une fiole en plastoc et appeler à l'aide jusqu'à ce qu'une gourdasse en blouse blanche me foute la honte devant toute la salle d'attente en agitant le précieux flacon dans le couloir et ajoutant "ça devrait aller, merci Monsieur Bidule !"...

De son coté, ma femme devra se faire prélever à la chaîne, puisqu'une rangée de cas tout aussi atypiques attendent leur heure, parfois malheureusement dans une même salle d'attente que des "buveuses" d'enfants heureuses puisque visiblement en maternité, ce n'est pas la bière qui gonfle les ventres !

Et après ? Les vacances sont finies mais on restera pourtant dans l'attente...

# Posté le mardi 06 octobre 2009 01:53

N'importe nawak !

Donner du pognon à des élèves pour qu'ils aillent en cours....

Si je n'avais pas entendu le recteur d'académie annoncer certe énormité, j'aurais sans doute cru à un gag sur les enfants Rois, mais non ! C'est bel et bien la dernière trouvaille de nos fonctionnaires de l'éducation nationale.

Belle connerie !

Déjà que certains parents récompensaient les bonnes notes, les examens, parfois de cadeaux trop somptueux au regard du peu d'importance de certaines notes ou de certains diplômes, alors que finalement c'est tout naturel qu'un môme travaille pour apprendre et avoir en mains les papiers nécessaires à son accomplissement, maintenant l'Académie s'y met aussi ! On croit rêver !!!

À quand les billets de 10 euros qu'ils acceptent de faire leurs devoirs ? À quand les billets de 20 euros pour qu'ils n'allument pas leur portable en cours ? À quand les billets de 50 euros pour qu'ils ne frappent pas les profs ? La surrenchère à la connerie !

Poursuivons le délire : À quand des sages femmes à la maternité agitant des billets de 500 euros devant la chatte d'une mère en sueur, les pattes écartées dans les arceaux, hurlant et poussant, juste pour que sur cette table d'accouchement, les chiards acceptent de sortir du ventre de leur mère ?

Le bébé : "Ouin, ouinnnnNNNNN !! Moi à moins de 1500 euros, je reste là dedans !"

Ce monde marche sur la tête ! Putain, je me sens vieux d'un coup....

# Posté le lundi 05 octobre 2009 01:46

Modifié le lundi 05 octobre 2009 05:02

Y a du poil autour ?

À force de nous le mettre profond sur les remboursements, ces cons là ont élargi le trou de la sécu...

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 01:25

Juste la Justice ?!

D'un coté, une justice qui met des innocents en prison, de l'autre une justice qui libère des tarés pour bonne conduite ...

Mais quelle est donc cette justice qui brise la vie d'innocents en les privant à tord de liberté (au point d'ailleurs que l'un d'entre eux finira par se suicider) par l'obstination d'un petit juge – cf. affaire d'Outreau – juge à qui on se contentera de mettre une petit tape sur la main en lui disant « Bouh c'est pas bien, faudra pas recommencer, méchant garçon ! » ?

Mais quelle est donc cette justice qui offre par ailleurs la liberté, par le jeu des remises de peine, à des bêtes féroces prêtes à tuer (affaire du violeur et meurtrier de la joggeuse) ?

C'est en cette justice qu'on doit croire ?

Le viol et le meurtre de cette pauvre femme à Milly la Forêt par un récidiviste met en lumière les fragilités de notre système. Comment une pourriture coupable en 2002 d'avoir violé, enlevé et séquestré une adolescente de 13 ans, condamné à 11 ans de prison, a t-il pu être relâché cinq ans plus tard ? Sur la foi des remises de peine pour bonne conduite ? Que je sache, en prison, il évoluait dans un milieu d'hommes, surveillé par des hommes, donc sans aucune tentation...

Alors, qu'un cortège de bien pensants (procureur, psychiatre, juge, directeur de prison etc. etc.) puisse lui avoir donné l'absolution est une hérésie ! Il devrait encore moisir en prison jusqu'en 2013, et cette dame pouvoir faire tranquillement son jogging...

D'ailleurs, que ce même cortège de sommités ait pu le laisser s'installer dans le même quartier du même village que sa première victime est là aussi une hérésie ! Cette jeune fille, qui devait la vie juste au fait de lui avoir promis de ne pas parler, était donc sans doute en sursis puisque son violeur émettait probablement l'envie de se venger en s'installant près d'elle. Et entre temps, cette larve de l'espèce humaine, pour « garder la main » a violé et étranglé une femme, peut-être deux, peut-être plus...

Le procureur de la République d'Evry a d'ailleurs annoncé ce jeudi avoir pris «un réquisitoire supplétif du chef d'assassinat». Son passé pousse aussi les enquêteurs à travailler sur des possibles rapprochements avec des histoires non élucidées, comme celle d'une autre joggeuse, âgée de 45 ans, retrouvée étranglée en 2008 dans une rivière à Olivet (Loiret).

Sans doute découvrira t-on qu'on a laissé un monstre en liberté...

Et combien sont dehors à ce jour par la grâce d'éminences grises ? Comment s'étonner de voir de plus en plus de gens avec la volonté de se faire justice eux-mêmes quand la justice pêche à ce point ? La peine de mort n'existe plus, l'emprisonnement à vie non plus, que reste t-il alors à cette société comme garde-fous ?

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 11:35

BB

Le sex symbôle de l'après guerre, BB, a soixante quinze ans aujourd'hui. Quand on pense à toutes ces femmes de vingt ans qui, à l'époque, souhaitaient lui ressembler... Bin c'est gagné ! Maintenant, cinquante ans après, elles sont devenues vieilles, et toutes lui ressemblent !

# Posté le lundi 28 septembre 2009 01:34

Jour chômé !

Mon horoscope du matin avait été clair : Sagittaire : Vous passerez du temps avec une vraie relation. Et merde, trop balèze Elisabeth Fessier, c'est vrai : ce matin, j'suis allé voir mon copain « Paulo ».

Au début, vu le monde qu'il y avait devant chez lui, je me suis dit que c'était sans doute son anniversaire à ce couillon, et du coup, c'est ballot, je me suis senti gêné vu que je n'avais rien apporté d'autre que ma petite sacoche de paperasses et moi-même ... mais ouf, c'est lorsqu'on est entré que j'ai compris que ce n'était pas le cas ! Bin ouais, pour mon Paulo, pas de gâteau ni de bougies en vue, encore moins de confettis et de sifflets pêteurs, juste un comptoir sinistre de chez Nikéa et derrière, une pétasse gavée pire qu'une oie hôtesse d'accueil superbement revêtue de la dernière collection automne-hiver de chez Emmaüs avec, trônant sur ses grosses mamelles maternelles de sûrement au moins quatre chiards, un badge à la gloire de Paulo marqué « Pôle Emploi » ...

Parce que faut dire qu'il s'emploie le Paulo ! À quoi, on ne sait pas bien, mais il s'emploie ...

C'est donc bardé de ma plus belle convocation que je lui ai rendu visite (en même temps, je n'avais pas le choix, sinon il m'aurait rayé de la liste de ses amis, et du coup de son héritage avec !) Et oui, tu l'as compris, Pôle Emploi, je l'appelle « Paulo ». C'est vrai que pourtant, la tentation serait grande de l'appeler « Popole » vu la proportion de têtes de n½uds qui y bossent, mais bon, le respect Monsieur, le respect se perd, et donc moi je l'appelle affectueusement Paulo !

Faut dire aussi qu'on se connait déjà pas mal avec mon Paulo : Depuis trois ans et demi, en tant que gérant de société, cet enculé d'appareil administratif inutile il m'écrit tous les trimestres pour que je lui envoie du blé afin qu'une cohorte de planqué(e)s fonctionnaires puissent s'activer à aider des chômeurs à mieux supporter la vue de ces gens en face d'eux qui ne bossent pas mais qui sont rémunérés à vie sans crainte de perdre leur emploi.

Bon, et tu me diras « Mais qu'est-ce que tu foutais là, toi ? ». Bin, comme les autres en fait, je venais chercher du travail prendre l'oseille et me tirer, puisque j'ai droit à des allocations de chômage (central juste avant l'hiver), après avoir été remercié de mon poste de directeur de communication (mon deuxième job dans mon autre vie).

Et tu sais le comble de l'ironie dans tout ça ? L'Etat prélève tellement de charges dans la société que je dirige que je ne peux me payer, du coup, je suis au chômage et l'argent que je vais toucher, c'est l'Etat qui me le reverse au final ! Avoue quand même que le Paulo, sur ce coup, il est con comme une bite !

Il y a vraiment comme une couille dans le potage, non ?
Jour chômé !

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 12:23