Ce matin, un lapin a.....
Non pardon, ça c'est Chantal Goya, ce n'est pas du niveau de Terminale, trop compliqué pour qu'ils comprennent...
Ce matin, donc, les simplets élèves de terminale des Fabriques à crétins Lycées de France et de Navarre ont entamé leurs épreuves, à commencer par la philosophie. Les sujets sont tombés, tous plus croustillants les uns que les autres. En voici un que j'ai retenu : Est-il absurde de désirer l'impossible?
"À l'impossible nul n'est tenu" me direz-vous dans un râle jouissif, genre "p'tin, j'aurais eu la moyenne !". Rien n'est moins simple alors que pourtant, rien n'a jamais été aussi simple. Dépourvu d'argumentaire ou pas, les notes ministérielles sont claires depuis fort longtemps : D'une part, réduisons le programme de nos chers têtes blondes afin de ne pas les traumatiser (mais surtout parce qu'il est plus facile de manipuler des imbéciles à grande échelle que des petits génies sans bouillir !), d'autre part, faisons en sorte d'attribuer le papelard de merde à chômedu précieux diplôme à 80% d'entre eux, histoire de leur faire croire qu'ils réussiront un jour...
Devant la banalisation des attributions arbitraires au quota, la volonté intrinsèque de ne plus corriger les fautes d'orthographe pour ne pas pénaliser ces pauvres chéris, l'apprauvrissement coupable des programmes, on ne peut que rester dubitatif ("dubitatif "qui je le répète pour ces mômes en devenir ne signifie pas "éjaculateur précoce") sur ce que cette génération est à même de nous proposer.
Car à la vérité, sortis des études, les voilà à nous adresser leur lettre de motivation, leur C.V et leurs prétentions. Ah, les prétentions .... Entretenus dans un système qui a fait d'eux des enfants rois, ces derniers restent persuadés qu'on ne peut rien faire sans eux ! À un entretien d'embauche où une pétasse prétentieuse jeune femme me demandait 3.000,00¤ mensuels en me disant "Sans moi, vous ne pourrez rien", j'ai juste pissé ma race de rire esquissé un sourire puis répondu "À ce prix là on n'aurait surtout rien pu faire de vous !". Et elle est repartie bredouille !
Je passe volontiers sur les nombreuses lettres de motivation truffée de fautes et dans lesquelles la candidate ou le candidat ont une telle quantité de vocabulaire digne d'un SMS de boutonneux pubère qu'on pourrait aisement les stocker dans un kleenex après avoir sêché une larme.... de rire.
Pas ou peu de culture, pas ou peu de langage, pas ou peu d'idées, pas ou peu de volonté, juste la conviction qu'ils sont les meilleurs, et que nous, pauvres cons de vieux, ne sommes que des attardés, dépassés par les nouvelles technologies. Bien entendu, il y a quelques exceptions (j'en connais trois quatre) mais la grande majorité est vraiment dans ce profil.
Alors, que ces élèves qui passent le bac ne stressent pas, quoiqu'il arrive, qu'ils soient mauvais ou pas, 8 sur 10 l'auront !
Et pour les deux autres ? Mon Dieu ! Qu'ils le repassent l'an prochain ! À l'impossible, nul n'est tenu !